20 mars 2009

I will survive

As crazy as always...





And for ever!

15 mars 2009

Ballade pour Dimanche

Allez! Dimanche.

On ferme les yeux.

On se berce.


Voilà...

Maintenant, tu vas prendre une marche!

12 mars 2009

Au fil des ondes ~


J'aime bien ce caractère d'imprimerie : vague; bouche indécise; sourire évocateur. Ondulée. Très féminin. Très doux. Très accueillant. Plein d'indécision; ou encore de charme; ou de valse en tango.

Je me souviens d'un voyage à Montréal, la grande et belle! À l'époque, l'Ouest et Eaton apprenait le français; la petite Italie nous avait donné Fiori: définitivement UNE! J'y avais assisté à la pièce Ondine de Giraudoux au Rideau vert. 1972...

Le souvenir n'a plus rien à voir avec la réalité. Trente-sept ans plus tard... Les fauteuils en velours commercial avec des dossiers en violon et des sièges à ressort. La scène fume: légèreté; vide sauf un navire à la voile bleue; un couple qui se parle doucement en costume de conte de fées. Ils parlent doucement. J'entends une berceuse. Sa voix enchante; ses paroles bercent. Ondine et son chevalier comblent la noirceur qui enveloppe. Pas besoin d'entracte, surtout pas : il ne faut pas briser le rêve. Ondine de Giraudoux demeure en moi. Intéressant de réaliser aujourd'hui que je suis allé vers elle autant qu'elle s'est présentée à moi. N'est-ce pas là la richesse, l'importance, la NÉCESSITÉ de la culture, de la littérature. ~

Qui va vers la culture aujourd'hui? Une infime minorité. Qui croit encore à la gratuité de la culture aujourd'hui? La gratuité : le fait de profiter d'une oeuvre pour le simple plaisir de découvrir ou de se sentir humain : quelques-uns; rares. Ondine se noie. Elle parle à travers les obligations scolaires; celles sociales des voisins gonflables en complet trois-pièces; celles financières de se faire voir; celles morales de ce support factice qui amène les pharisiens et leur chaux.

Ondine, en 72, m'avait coûté un billet d'autobus pour Montréal et un billet pour le fauteuil. Personne n'achète plus de billet d'autobus; on ne peut plus prendre le train, on a fermé la gare; Je pilote mon auto: plus commode! Mais le rêve est brisé.

Dans mon enseignement, la littérature règne: son histoire, son contenu, sa valeur, sa profondeur; son humanité et sa gratuité. Mais rares sont ceux qui marchent avec moi. N'est-il pas plus facile de tromper Ondine; de lui conter romance, de la distraire de son essence en nommant bêtement ses attraits sans l'aimer pour ses méandres. Sans mon enseignement, je crèverais; sans la survie de l'espoir de capter un esprit ou de séduire un être, oui, je crèverais sûrement. Alors, année après année, je reviens au navire et prie Ondine de me renouveler sa confiance. Si elle en vient à s'imaginer que je m'éloigne d'elle, j'aurai perdu mon pari. Ainsi, à l'orée de la vie, l'euphémisme poli s'étiole sur l'hyperbole créatrice. Convaincre de la gratuité littéraire! Apprivoiser la culture! Vivre.

Et les Ondines d'on ne sait où... ~ #

Je retourne à ma culture! Je retourne lire...


28 février 2009

Pas de deux


En harmonie. On oublie le négatif. Le pas des deux; la danse duo. La ronde trio. L'enfance rêveuse!

Fatima, Artimis ou Sybille. Clélie, Freyja, Cybelle et Nessa. Nous ne parvenons jamais à définir notre moi... ni celui des autres. Mes filles appartiennnent à la destinée. Nous appartenons à la destinée. Dans ce monde hallucinant (lat. hallucinatio: errer; quae Epicurus hallucinatus est (Cir); les rêveries d'Épicure) des fantômes démiurges, nous soudons des halos (gr. halos: cercle lumineux; hêlos: clou ) sur nos vies. Voile ou karma, la confession au prêtre nous permettait de traduire phantasmes et regrets. Le grille et l'encens s'esquivant, l'esprit erre. Je me réfugie dans les livres pour ouvrir les horizons. Quand ils ne suffisent plus, j'ai recours à ma descendance pour maintenir l'ouverture. Lorsque le porte du confessional refuse de me donner accès à la nef, alors je m'élève chez elles.

Ah! Les femmes de ma vie! Mes livres d'aventure aux mille et une péripéties.



26 février 2009

J'ai été programmé


Plus on vieillit, plus on recule.

Les grands-parents ont disparu de l'écran radar de plusieurs enfants aujourd'hui. À qui la faute? Aux parents qui préfèrent le soccer et les spectacles infantilisants de leur progéniture, et aux vieux eux-mêmes, monstres niais de paresse et de Sud à tout prix. Alors les enfants poussent dans le jeu organisé; ils sont laissés seuls le plus vite possible pour que le couple, conjointement ou séparément, puisse revamper leur moral; ils survivent le secondaire; ils surfent le collège. Une minorité bien sûr, car la plupart se sont arrêtés en cours de route.

J'ignore dans quelle mesure mon enfance fut en ligne avec la majorité ou marginale. À l'époque, les sondages ne faisaient pas les manchettes. J'ai dans mes souvenirs beaucoup de mon grand-père marternel. Mais ma mère qui semblait vénérer ce père, avait développé un culte autour de lui, alors on peut toujours douter. Toujours est-il que ce grand-père s'occupait de nous, nous racontait des histoires, nous montrait les araignées qui tissait les toiles et tout le bazar charmant qui fait rêver: le vieux idéal quoi! Après avoir tenté sa chance à plusieurs commerces, il était maintenant bedeau. J'imagine qu'il avait réussi à gruger tout ce que ma grand-mère avait reçu de son père, un bon bourgeois confortable. J'ai donc passé un certain temps avec lui au centre-ville; un autre bout de temps avec des cousins tapageurs en campagne; puis un long séjour à l'orée du bois dans un nouveau secteur résidentiel dans un cottage relativement cossu. Ce sont les années qui m'ont fait je crois bien. Les souvenirs s'entremêlent; p'tit bonheur, p'tit malheur. Pour utiliser une comparaison moderne: formatage de mon disque dur; motherboard; ram rom; bits and pieces...

Quelle est ma marge aujourd'hui? Pas sûr! J'ai remformaté à plusieurs reprises; mais, comme tout bon technicien vous le dira, les données ne disparaissent jamais totalement. Funny! Les disques durs de nos ordinateurs fonctionnent de façon étonnamment similaires à notre cerveau humain. T'as beau nettoyer, il en reste toujours.

J'ai été programmé pour faire le bien.... HaHaaahahahahhh! Quelle joke! Beware...